Mise en forme d'un document AFP
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L’essentiel sur l’AFP-IPDS

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21 juillet 2021

Imaginez un moyen d’impression sécurisé qui permette de s’assurer à coup sûr que l’intégralité du document envoyé à l’imprimante a bien été imprimé, sans faille et sans défaut. Ce serait pratique, non ?

Eh bien, ce moyen existe : il s’appelle l’AFP-IPDS. Et il est utilisé dans le monde entier, notamment dans les organisations gouvernementales, chez les prestataires éditiques et dans des secteurs stratégiques tels que la banque, l’assurance, la santé, l’énergie ou les télécoms.

Un binôme gagnant

AFP-IPDS. Derrière cet acronyme peu sexy se cachent en fait deux choses : un langage de description de pages nommé AFP (pour Advanced Function Presentation) et un protocole de communication bidirectionnel appelé IPDS (pour Intelligent Printer Data Stream).

C’est bien beau tout ça, mais qu’est-ce que ça veut dire concrètement ?

Commençons par l’AFP. L’AFP détaille la page et ce qu’elle contient exactement, qu’il s’agisse de texte, d’images, d’objets graphiques, de codes-barres, de QR codes… Un fichier AFP permet donc de définir très finement la mise en forme d’un document.

Créer un fichier AFP n’est pas particulièrement difficile, en revanche il ne suffira pas de faire « enregistrer sous » dans votre traitement de texte préféré : un logiciel professionnel spécifique est nécessaire. Une fois que vous avez votre fichier AFP, il peut être envoyé par mail, stocké sur un serveur, sur une clé USB ou sur un disque dur, tout comme un fichier DOC ou PDF.

C’est quand vous allez vouloir imprimer votre fichier AFP que l’IPDS va rentrer en jeu. L’IPDS va prendre ces données AFP et en faire un flux de communication entre le serveur d’impression (qu’on appelle aussi « spooler ») et l’imprimante elle-même. En clair, l’IPDS permet au spooler et à l’imprimante de dialoguer, d’échanger des informations et de vérifier à chaque étape que tout se passe bien, un peu à la manière des aviateurs qui disent « Roger » pour indiquer qu’ils ont bien reçu, compris et intégré le message que la tour de contrôle leur a transmis.

Très schématiquement, ce dialogue pourrait ressembler à quelque chose du genre :

Spooler : Imprimante, je vais t’envoyer la première page qui contient ce texte et ces images, es-tu prête ?
Imprimante : Je suis prête, envoie Spooler.
Spooler : OK, j’envoie la 1ère page.
Imprimante : Bien reçu.
Spooler : Je t’envoie la 2e qui contient ce texte et ces images, es-tu prête ?
Imprimante : Ça y est j’ai imprimé la 1ère page, prête pour la 2e.
Et ainsi de suite !

Bien sûr, dans le monde réel, cet échange se déroule à toute vitesse et comporte quantité d’informations très précises. Et si le petit dialogue ci-dessus n’est pas très palpitant à lire – on est loin d’Audiard –, on comprend grâce à lui le double avantage de l’IPDS : la garantie de l’intégrité et de l’intégralité des données du flux documentaire.

Intégrité et intégralité

Grâce à l’AFP-IPDS, on a la certitude d’imprimer le contenu de chaque page dans sa totalité (intégrité), mais aussi l’assurance d’imprimer tout le contenu du fichier (intégralité). Et si jamais il y a un problème dans le processus d’impression, le serveur va recevoir de l’imprimante des informations sur la nature exacte de l’erreur rencontrée.

Prenons l’exemple d’un bourrage papier qui survient pendant une impression. En AFP-IPDS, non seulement l’imprimante va indiquer au serveur la nature de son problème (un bourrage papier), mais également la page à laquelle elle s’est arrêtée (après la 142).

Une fois le problème résolu et l’imprimante relancée, celle-ci indique au serveur qu’elle est prête à reprendre l’impression. Le serveur sait alors qu’il lui faut redémarrer l’impression à partir de la page 143, et non pas tout reprendre au début.

Ce dialogue constant entre les équipements, spécifique à l’AFP-IPDS, sécurise le processus d’impression. Cette garantie d’imprimer les documents dans leur totalité est essentielle dans certains domaines où il n’y a pas le droit à l’erreur : il ne faut pas qu’il manque une page à une facture d’impôts !

Le bénéfice par rapport à l’impression d’un PDF par exemple – où une fois que l’on a pressé « imprimer », on n’a aucune assurance que tout s’est passé comme prévu, ni aucun moyen de remonter à la source d’un éventuel problème – est évident.

Mais alors, si l’AFP-IPDS est si avantageux, pourquoi n’est-il pas absolument partout ? La réponse est à chercher du côté du coût associé à cette technologie, qui nécessite un investissement en matériel et en logiciels conséquent. L’AFP-IPDS est donc majoritairement utilisé pour l’impression de gros volumes de documents intégrant des données variables : factures, relevés bancaires…

Les étapes de l’impression AFP-IPDS

Tout commence par la création d’une maquette dans un logiciel que l’on appelle un moteur de composition. La maquette va contenir tous les éléments fixes de la facture : l’emplacement du logo, de l’adresse du destinataire, de la date, des informations de paiement… On utilise ensuite des échantillons de données, pour s’assurer que tout est bien positionné au bon endroit.

Une fois cette maquette finalisée, il faut maintenant y intégrer les données variables. Encore une fois, cela se passe dans le moteur de composition. La maquette et les données y sont fusionnées. Résultat : un fichier AFP est créé.

Si certaines organisations envoient directement au prestataire éditique leurs fichiers AFP, d’autres préfèrent fournir uniquement les données variables au prestataire. À lui, ensuite, de générer le fichier AFP de son côté.

Troisième et dernière étape : l’impression à proprement parler. Mais avant de rentrer dans les détails de celle-ci, une précision s’impose. Par souci de clarté, nous n’avons jusqu’ici pas mentionné un intermédiaire clé qui se situe entre le spooler et l’imprimante, le contrôleur IPDS. Son rôle : interpréter les données AFP puis « dessiner » les pages et les transmettre à l’imprimante pour impression.

Revenons maintenant à la troisième étape. Le fichier AFP est prêt, il est chargé dans le spooler qui créé un flux IPDS. Le contrôleur récupère ce flux, convertit les données AFP qu’il contient en images pour impression. Dès que l’imprimante a imprimé une page, elle en informe le contrôleur, qui remonte l’info au spooler, qui accuse réception et ce dialogue constant se poursuit jusqu’à la fin de l’impression.

En option, il est possible de relier le spooler à une base de données où l’on peut consulter en temps réel l’avancée des impressions (et les éventuels problèmes rencontrés : manque de papier, d’encre…). Les clients qui prennent cette option sont ainsi en mesure de se connecter à distance sur cette base de données et de suivre en direct la production de leur prestataire éditique. Une illustration supplémentaire du caractère sécurisé et sécurisant de l’AFP-IPDS !

Un contrôleur IPDS créé en France

Au début des années 2010, le groupe japonais RISO ne commercialisait pas encore de contrôleur IPDS. Sa filiale française, RISO FRANCE, voit là une opportunité à saisir. Elle charge une entreprise experte en la matière, Tech Research, basée en Savoie, de développer un contrôleur IPDS propre aux solutions d’impression RISO.

Pour élaborer ce contrôleur, RISO FRANCE va bénéficier du soutien technique des ingénieurs de la Maison mère au Japon – une aide essentielle, puisque ce sont eux qui ont conçu les imprimantes –, mais c’est bien en France que tout va se jouer. C’est ici que les spécifications du contrôleur et ses différentes fonctions vont être déterminées.

Et aujourd’hui, partout dans le monde, RISO propose à ses clients ce contrôleur IPDS made in France !

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